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Les Pêcheries Celtiques misent sur l’export

À la tête de l’entreprise familiale concarnoise les Pêcheries Celtiques, Stiven Gaonarc’h fait valoir le savoir-faire et la forte réactivité de sa structure.(Crédit photo : B.T.)

 

100
C’est, environ,
le nombre d’espèces
au catalogue des Pêcheries Celtiques, dont certaines

se déclinent en cinq
ou six références différentes.

90 %
des achats sont réalisés sur les criées bretonnes : Le Guilvinec pour
les gros volumes, Concarneau pour

la pêche côtière.



 

Alors qu’une profonde mutation saisit l’univers du mareyage, avec d’un côté une forte concentration du secteur et de l’autre une ouverture grandissante des criées aux achats extérieurs ponctuels, les acteurs traditionnels s’efforcent de résister. « Nous sommes désormais sur un marché de pénurie qui nous laisse peu de temps pour anticiper et nous oblige à travailler en flux tendus », analyse Stiven Gaonarc’h, exploitant du grossiste concarnois les Pêcheries Celtiques. L’entreprise que ce mareyeur de 36 ans a reprise à son père Bruno en 2014 emploie 22 salariés et jusqu’à 28 durant la période estivale.

« Depuis une dizaine d’années, nous avons pris le parti d’ouvrir notre gamme en misant à la fois sur des espèces nobles comme le bar ou le saint-pierre, et en proposant également des spécialités comme la sardine. Mais aussi, plus récemment, les palourdes », confie le jeune homme. Son défi quotidien : sécuriser la régularité de ses approvisionnements en s’assurant ainsi la fidélité d’une clientèle diversifiée. « Nous avons fait en sorte de diminuer à environ 15 % notre dépendance aux GMS et développons jusqu’à 40 % de notre activité vers l’export », poursuit Stiven Gaonarc’h. Une nécessité pour survivre, selon le chef d’entreprise, dans un contexte particulièrement difficile pour la profession, comme en témoigne la liquidation des Pêcheries Guilvinistes en 2015. « Avec l’importance prise par certains armements, le poisson est devenu très cher, commente le mareyeur. Et avec les obligations réglementaires, le coût de la logistique, etc., nos marges se réduisent plus encore. Dans le même temps, le poids des colis diminue et le nombre de références se multiplie sur les bons de commande. Ce qui rend d’autant plus indispensable une main-d’œuvre importante et qualifiée, dont le coût reste en France exorbitant. »

Bertrand TARDIVEAU