Produits aquatiques bio : lentement mais sûrement

Le 14/05/2018 à 17:06 par La Rédaction

En cinq ans, la consommation européenne de produits aquatiques bio a fait un bond de 73 %, mais le niveau initial de l’offre était très faible. Malgré une demande soutenue, la production ne suit pas le rythme aussi rapidement que dans les autres filières alimentaires, comme les fruits et légumes ou les produits laitiers. Estimée à 50 000 tonnes en 2016, la consommation de poissons, crustacés et mollusques bio ne pèserait en moyenne qu’1,5 % de la consommation totale de produits aquatiques dans les principaux marchés de l’Union à 28.

Les écarts sont cependant significatifs selon les pays. Premier consommateur, le Royaume-Uni enregistre la plus forte croissance : 43 % par rapport à 2015. L’Allemagne est au deuxième rang mais avec une progression moins rapide. Idem en France, où la consommation de produits aquatiques bio ne représente que 13 % des achats alimentaires des ménages, selon le baromètre de l’agence Bio-CSA 2018. Un produit bio sur deux se vend aujourd’hui en France sous la marque Carrefour bio. L’enseigne est en première position avec un chiffre d’affaires « vert » d’1,23 milliard d’euros, devant Biocoop avec 1,1 milliard.

Les principales espèces de l’aquaculture biologique commercialisées en Europe sont le saumon, la truite, la carpe, la crevette tropicale, la moule, la daurade et le bar. Dans tous les cas, la demande excède très largement l’offre. En bar et daurade par exemple, la production bio ne pèse que 2 % des tonnages européens. La France et l’Italie sont nettement au-dessus, avec respectivement 20 et 12 %, mais leur production est beaucoup plus faible comparée à celle de la Turquie et de la Grèce.

Même si l’Irlande et dans une moindre mesure l’Écosse alimentent en saumon bio une partie du marché communautaire, l’Union européenne importe également de Norvège. Le recours aux pays tiers est total en crevette biologique, importée d’Amérique du Sud, d’Inde et d’Asie du sud-est.

Bruno VAUDOUR

 

La demande en bio progresse plus vite que l’offre. En France, l’aquaculture est la filière la moins représentée avec 117 producteurs, toutes espèces confondues en 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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