Relancer les MDD passe par l’innovation

Le 12/05/2015 à 17:30 par La Rédaction

 

[Meralliance, lauréat des 1er trophées
des savoir-faire innovants]

MDD expo a sollicité le Centre culinaire contemporain pour mettre en place des trophées
des savoir-faire innovants.
L’offre de saumon fumé aromatisé et placé en barquette pour plancha et barbecue, signée Meralliance, a convaincu le jury pour sa praticité.
Mais le transformateur mettait en avant d’autres
produits : son saumon fumé supérieur, adopté depuis deux mois par la MDD française d’Aldi, mais aussi son tartare de sokeye à démoulage facile ou encore ses yakitoris format snack.

 

 

[À savoir]


◗ En 2014, 20 % des innovations alimentaires lancées en Europe sont à marques de distributeurs.
Source : XTC

◗ En France, selon l’enquête MDD Expo/ LSA, seuls 9 % des fabricants de MDD estiment que la priorité des distributeurs est l’innovation. La plus prisée étant celle portant sur tout ce qui peut faire baisser les prix !

 

Depuis quelques années, le poids des marques de distributeurs décline au profit des marques nationales. Alors que le consommateur, inquiet face aux crises alimentaires, souhaite être rassuré, l’écart de prix entre les marques nationales et les marques de distributeurs se réduit. Cette conséquence directe de la guerre des prix, à laquelle se livrent les enseignes, incite les Français à délaisser de plus en plus les marques de distributeurs. C’est particulièrement vrai dans l’univers du saumon fumé, où les MDD ont perdu plus de 3,1 points de part de marché, alors même que le nombre des références exposées avait progressé. Le constat est identique sur le surimi où la chute est de 3 %.

Pourtant, MDD Expo attire toujours plus d’exposants. « C’est une vitrine des nouveautés et des savoir-faire », justifie Alice Despature, responsable marketing de Delpierre mer et tradition, qui présentait une nouvelle gamme de salades de la mer baptisée Saveurs marines. « Nous les présentons en bol Ampet », un emballage plus moderne pour lequel l’entreprise boulonnaise a investi dans une nouvelle ligne voilà deux ans. En proposant des recettes inspirées du terroir, comme les harengs fumés et pommes de terre en vinaigrette, le conserveur espère séduire les enseignes françaises. Pour l’heure, sa nouvelle ligne tourne pour Lidl à l’étranger et la marque Princes.

Des contacts qui donnent du souffle. De plus en plus d’exposants cherchent à diversifier leur portefeuille de clients en sous-traitance. Les regroupements des centrales dans l’Hexagone les inquiètent alors que le prix reste, pour 80 % d’entre eux,  selon le baromètre LSA/MDD, la priorité des distributeurs. Heureusement, les acheteurs des circuits alternatifs à la GMS, tels les réseaux spécialisés dans le bio, les industriels, les restaurateurs ou les conseillers export grossissent les rangs des visiteurs du salon. « Leur approche des marques de distributeurs est souvent différente, invitant à plus de créativité, indique Murielle Jappry, responsable export de La Sablaise. Ils sont en quête de savoir-faire sur de petites séries. Mais pour pénétrer le monde des Private Label, il est important d’être recommandé. » Valoriser sur son stand des produits qui se remarquent, au niveau de leur emballage, de leurs goûts, textures ou sourcing responsable, s’impose.

Outre sa gamme bio et ses produits certifiés MSC, La Sablaise présentait des mousses de palourdes farcies et de moules à la crème. Simo Fish Processing, fournisseur d’ingrédients pour plats cuisinés, pizza et sandwich, déclinait du saumon et du poisson blanc certifiés MSC « et bientôt ASC, car c’est important pour les clients » sous toutes ses formes : cuit, cru, fumé, en cube, en dés… Présent pour la première fois au salon, « pour rencontrer aussi les acteurs de la RHF », Laurent Cornic, dirigeant de la société éponyme, présentait, outre ses saint-jacques du Pérou, un filet de sockeye single frozen, tandis que sa filiale Novamer mettait en avant les moules de pêches certifiées MSC, en sauce et en conserve, de Vilsund Blue. « Des produits qui ont toute leur place dans le rayon traiteur de la mer », soulignait Frédéric Avril, président de Novamer. Pour l’été, Nautilus exposait toute une gamme en refresh. Au menu des brochettes de seiche ou de rouget, du thon surgelé mer en marinade destiné au rayon marée LS. Les packs à fort impact, visuel, se faisaient remarquer. Paul Paulet révélait son savoir-faire dans le domaine des aides culinaires pour les salades, qu’il propose en poche à sa marque John West. Travailler sur l’emballage a aussi fait partie des priorités du parisien Aspasia pour introduire ses mini-samoussas, accras et nems à base de thon, crevette et crabe dans l’univers du traiteur de la mer. « Celui du traiteur asiatique est trop bataillé en termes de prix. C’est devenu un marché de volumes. L’entreprise est trop petite pour lutter, nous devons chercher des marchés à plus forte valeur », souligne Frédéric Rondeau, son directeur commercial. Cela passe nécessairement par l’innovation.

Céline ASTRUC

 

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