Après deux décennies de progrès, la pêche française se heurte à un plafond de verre : 51 % des débarques proviennent de populations exploitées durablement en 2021, contre 48 % en 2020. L’Ifremer fait le point sur les 117 stocks évalués et les 327 000 tonnes débarquées.
Échelle nationale
La part de débarques issues de stocks durables (en bon état + reconstituables) stagne en raison d’une baisse de volume sur certaines espèces, comme le merlu de l’Atlantique Nord, qui est compensé entre autres par la montée de la coquille Saint-Jacques.
Mer du Nord – Manche Est
La hausse de la contribution des stocks en bon état est due aux excellents résultats de la coquille Saint-Jacques en baie de Seine et du hareng en mer du Nord. Le lieu noir de mer du Nord reste dégradé et le maquereau surpêché.
Manche Ouest – Mer Celtique
Le stock de sardine (8,8 % des volumes) passe d’effondré à dégradé, le bulot se dégrade et passe de bon état à reconstituable. Les volumes issus de stocks en bon état restent stables grâce à la croissance sur la lotte et la coquille Saint-Jacques.
Golfe de Gascogne
L’Ifremer observe de nets progrès, avec une sortie de l’effondrement de la sardine (11,8 % des débarques), la sole qui devient reconstituable et le poulpe, à présent évalué, qui est estimé en bon état. La baisse de volume de sardine permet à la part des stocks en bon état dans les débarques de croître.
Méditerranée
Même si la Méditerranée reste le mauvais élève, avec 54 % des débarques issus de stocks non évalués, le rouget de vase est à présent en bon état. Le thon rouge est dit reconstituable, faute de point de référence pour la biomasse. L’anguille et le merlu restent effondrés.
Mer de Norvège – Mer de Barents
Les stocks n’ont pas changé de statut, mais les volumes débarqués passent de 6 800 tonnes à 4 600 tonnes. Le cabillaud et le lieu noir, en bon état, dominent les débarques et l’églefin, minoritaire, reste surpêché.
Vincent SCHUMENG