La bonne image des produits aquatiques à l’épreuve de l’inflation

Le 05/10/2023 à 9:35 par La rédaction

Le 4 juillet, le collectif Poissons Coquillages et Crustacés (PCC) a présenté le résultat d’une enquête d’opinion* sur l’image et la consommation des Français des produits aquatiques. Le critère prix pèse de plus en plus lourd mais ne détrône pas les attentes en termes de fraîcheur et de qualité.

 

L’enquête révèle dans un premier temps un véritable « consensus » des Français sur les produits de la mer, d’après Magalie Gérard, en charge de l’étude chez Harris. « Les produits de la mer sont des produits diversifiés et sains pour toute la famille. » Les indicateurs d’image sont tous en hausse depuis 2019. Notons également que 75 % des répondants affirment trouver ces produits faciles à cuisiner.

64 % des répondants déclarent manger des produits aquatiques au moins une fois par semaine. La fréquence de consommation augmente avec l’âge et le niveau de revenu. En revanche, la connaissance des recommandations de consommation est sensiblement la même quel que soit le revenu, ce qui montre que c’est bien le prix qui freine à l’achat. Les produits les plus consommés sont sans surprise le saumon, le thon, les crevettes et le cabillaud. Fait notable, si les plus de 50 ans et les moins de 35 ans consomment les mêmes espèces, les plus de 50 ans ont systématiquement une consommation plus importante, quelle que soit l’espèce, ce qui montre leur plus grande diversité d’achat. 76 % des répondants affirment acheter leurs produits au rayon frais (banc marée, libre-service, traiteur frais). Les plats cuisinés et le traiteur connaissent une forte croissance depuis 2019, probablement du fait de leur facilité d’usage. « Les jeunes cherchent des produits prêts à l’emploi, alors que les plus anciens veulent des produits à cuisiner », explique Éric Mezrich, de la commission marché du Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture (Cipa, membre du collectif PCC).

Concernant les critères d’achat, la fraîcheur fait l’unanimité, surtout chez les plus de 50 ans, et ce critère reste stable depuis 2019. En revanche, le prix est de plus en plus cité, par 63 % des répondants en 2023 contre 56 % en 2019. Ce chiffre monte à 66 % chez les ménages modestes et la classe moyenne. Par ailleurs, les Français sont de moins en moins sensibles à la distinction entre pêche et aquaculture. Cela vient-il d’une meilleure compréhension de la nature de l’aquaculture, d’une communication efficace de la part des acteurs de l’aquaculture ou encore de la reconnaissance des labels sur les produits d’élevage ?

Le collectif lance sa campagne de communication 2023-2025 sur trois axes : la diversité des produits, leurs atouts santé et les usages. « Nous cherchons à valoriser la culinarité des produits, surfer sur le retour du fait à la maison depuis le Covid et expliquer qu’une diversité de produits implique une diversité de prix », explique Hélène Keraudren, déléguée générale de France Filière Pêche, membre du collectif.

 

Vincent SCHUMENG

 

*Enquête réalisée par Toluna-Harris Interactive du 26 au 27 avril, sur un échantillon représentatif de 1 112 personnes, par la méthode des quotas

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