Le traiteur reste dynamique

Le 06/09/2022 à 8:00 par La rédaction

Les Entreprises du traiteur frais (ETF) surfent sur un marché porteur, au fort potentiel de croissance. Elles appellent au soutien des distributeurs, côté prix, mais aussi pour mieux mettre l’offre en avant.

Les Entreprises du traiteur frais (ETF) subissent, comme d’autres, de multiples flambées des coûts : matières premières, énergie, logistique, emballages, etc. C’est pourquoi elles ont appelé, fin juin, les distributeurs à « des renégociations au cas par cas, dans un contexte de hausse généralisée des coûts de production ». L’organisation professionnelle juge ces hausses de prix « indispensables pour assurer l’équilibre économique des entreprises implantées dans les territoires et leur permettre d’accélérer les transitions ».

Si ce n’est cette (grosse) ombre au tableau, les voyants restent au vert pour les produits traiteur. La consommation de soupes, charcuteries pâtissières, crêpes, terrines, rillettes, sandwichs, tartes salées, pâtes à tarte, pizzas, salades assaisonnées, surimi, saumon et truite fumés ou encore crevettes et crustacés préparés a collectivement progressé de 8,3 % en valeur en 2021 (en grandes et moyennes surfaces). Une vraie performance puisque, dans le même temps, le marché des PGC (produits de grande consommation) reculait de 1,1 %. Sur les quatre premiers mois de l’année, l’engouement pour l’offre traiteur ne se dément pas, avec une croissance de + 0,3 %, quand les PGC perdent en moyenne 2,3 %.

Avec le panéliste IRI, ETF a identifié les principaux atouts des produits traiteur frais vendus en magasin : apport de trafic pour les enseignes, prix plus accessibles par rapport à d’autres circuits (restaurants, livraison à domicile…), source de plaisir et d’achat d’impulsion, solution à la multiplication des repas pris chez soi, alternative aux repas livrés à domicile. Partant de ces constats, les ETF suggèrent quatre idées pour renforcer la croissance des produits traiteur frais avec les enseignes (lire encadré).

Qu’ils soient prêts à déguster ou incorporés à des plats faits maison, les produits traiteur sont en phase avec les nouveaux modes de vie. Selon une enquête IRI/ETF, 46 % des consommateurs ont l’impression de rester plus de temps à domicile, dont 65 % de manière volontaire. Le développement du télétravail, en particulier, profite à la catégorie. 27 % des télétravailleurs déclarent avoir augmenté leur consommation de produits traiteur, contre 19 % de la population totale. Des moments conviviaux sont également plus souvent organisés à domicile que par le passé. L’étude ETF/IRI montre que les consommateurs s’arrêtent de manière imprévue dans le rayon traiteur, majoritairement en raison de la quête d’idées repas (38 %). La dimension plaisir est citée à 47 %, contre seulement 36 % pour les PGC.

Créée en 2014, l’ETF représente 75 % des entreprises du secteur. Elle réunit 60 entreprises, dont près de la moitié sont présentes sur les produits de la mer. L’organisation est adhérente à l’Adepale (Association des entreprises de produits alimentaires élaborés).

Fanny ROUSSELIN-ROUSVOAL

 

4 pistes pour booster les ventes de produits traiteur

 

1/ Valoriser l’attractivité du rayon traiteur en termes de prix par rapport aux circuits concurrents (restaurants, livraison à domicile, restauration rapide, etc.) en recourant aux outils habituels de la grande distribution : affichage, prospectus, numérique, etc.

2/ Faciliter les courses des télétravailleurs le midi et pointer les alternatives à la livraison de repas le soir en regroupant les offres dédiées par moments de la journée et non plus par types de produits. Cela peut également impliquer de développer le click & collect, la livraison à domicile ou de suggérer des idées recettes.

3/ Améliorer l’expérience d’achat pour la rendre plus conviviale et mettre en valeur la diversité de l’offre : mise en place d’îlots, de comptoirs ou de linéaires verticaux, variété du mobilier, animations et dégustations, etc.

4/ Proposer le « juste choix ». L’étendue de l’offre est un facteur clé pour attirer les consommateurs. L’étude ETF/IRI 2021 montre que les magasins surperformants dans la catégorie traiteur proposent une part d’offre 35 % supérieure à celle des magasins sous-performants. Autre facteur important : il est impératif de tenir compte des spécificités de chaque zone de chalandise. Les chiffres IRI montrent que les indices de consommation varient énormément d’une région à une autre. Sélectionner les références les plus pertinentes dans sa région, même sans accroissement de l’offre globale, offre un potentiel de croissance de 15 % aux produits traiteur frais.

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