Pour 2021, la FAO note une production mondiale de 2,55 millions de tonnes de Pangasianodon hypophthalmus, intégralement par l’élevage. Le Viêtnam demeure le principal producteur de panga (1,49 Mt), grâce à l’élevage en cage dans le delta du Mékong. Suivent l’Inde (657 000 t) et le Bangladesh (392 000 t). Il s’agit, d’après la FAO, de la 15e espèce animale élevée dans le monde. Sa popularité augmente sur le marché mondial, notamment occidental, du fait de son faible coût et d’importants volumes. Le marché le plus important pour le panga vietnamien reste la Chine, mais les volumes vers l’Europe ont augmenté de 11 % en septembre 2023. En moyenne, lors du premier semestre 2023, le prix du panga pour les opérateurs européens était de 3,45 dollars/kg (environ 3,20 euros), contre 2,70 en 2022. Un prix tiré par la hausse des coûts de production et par la croissance de la demande. Aux États-Unis, deuxième marché du Viêtnam, ce prix est de 4,50 dollars/kg, et de 2,20 en Chine. C’est sans surprise que les opérateurs vietnamiens se tournent vers le marché occidental, et nul doute que des rendez-vous commerciaux ont été pris lors du Seafood Expo Global de Barcelone.
Si, en France, le panga a pu souffrir d’une mauvaise image, cela ne semble plus être le cas. D’après une enquête d’Appinio pour Findus, 30 % des consommateurs connaissent cette espèce et seulement 7 % ne souhaitent pas du tout en acheter. Ce qui a motivé l’entreprise à en commercialiser depuis l’année dernière dans sa gamme Bistro de la Mer, sous appellation « poisson grillé » et issu de fermes ASC, qui représentent 5 % de la production.
Vincent SCHUMENG