L’ASC (Aquaculture Stewardship Council) a réalisé une vaste enquête auprès de 12000 consommateurs issus de 12 pays différents, dont la France. Ces derniers se soucient de santé, de fraîcheur, de coût, mais aussi – de plus en plus – de la durabilité et de la responsabilité de la filière.
La santé, première motivation d'achat
Dans les 12 pays interrogés, la santé est la première motivation d’achat de produits de la mer aux yeux des consommateurs. En France, plus de 80 % des consommateurs déclarent qu’il est « important » ou « très important » pour eux d’inclure du poisson ou des fruits de mer dans leurs achats quotidiens. 48 % l’expliquent par leurs bienfaits sur la santé. Ils considèrent les produits de la mer comme des composants essentiels d’une alimentation équilibrée. Le goût n’arrive qu’en deuxième position : 15 % des Français consomment des produits de la mer pour leur saveur.
Les Français préoccupés par la durabilité de la filière…
La plupart des consommateurs – 80 % en France – estiment que la filière des produits de la mer peut être responsable et durable. Toutefois, à leurs yeux, la situation est encore bien loin de cet idéal. Seulement 30 % des consommateurs français perçoivent cette filière comme durable à l’heure actuelle et ils sont, avec les Néerlandais, les Belges et les Allemands, les plus sensibles au sujet sur les 12!pays interrogés. Ces préoccupations influencent les comportements d’achat puisque 57 % des Français indiquent se renseigner spécifiquement sur l’origine durable des produits de la mer qu’ils achètent, contre 54 % en Allemagne, 41 % en Belgique ou encore 36 % aux Pays-Bas. À noter que 67 % des Français se déclarent sensibles au bien-être des poissons. 63 % des Français pensent que l’information sur la durabilité d’un produit doit être confirmée par une organisation indépendante. Dans l’étude, les systèmes de certification et labels indépendants ressortent comme les sources d’information les plus fiables. Les consommateurs leur accordent davantage de confiance qu’aux organisations environnementales, aux marques de produits de la mer ou aux distributeurs.
…mais pas suffisamment informés ?
Autre enseignement de l’étude : bien que la durabilité constitue une considération majeure pour les consommateurs, ils citent spontanément la fraîcheur et le coût comme leurs deux principaux critères d’achat de produits de la mer. La durabilité n’arrive qu’en troisième place. Quant à la différence entre poissons et crustacés sauvages ou issus de fermes aquacoles, les consommateurs ont une préférence pour le sauvage. Cela est particulièrement vrai en Espagne et en France, où respectivement 59 % et 57 % des sondés indiquent préférer le sauvage. Toutefois, 65 % des Français pensent que les produits de la mer issus de l’élevage sont une source de protéines importante. L’enquête met également en lumière un manque d’information des consommateurs et des a priori sur les produits issus de l’aquaculture. Mieux informer les consommateurs via la présence du label ASC, c’est précisément l’une des missions du commanditaire de l’étude.
Fanny ROUSSELIN-ROUSVOAL