Selon le dernier bilan Ifremer, 56 % des 347 000 tonnes de poissons débarquées en 2022 dans l’Hexagone sont issus de populations exploitées durablement. C’est 2 points de plus que l’année précédente, mais loin de l’objectif de 100 % des populations pêchées au RMD (rendement maximum durable).
Échelle nationale
La part des volumes pêchés issus de populations exploitées durablement (stocks en bon état + reconstituables) continue sa lente progression. 50 espèces sur les 340 produits de la mer pêchés en France pèsent 95 % des volumes. 20 % des débarques restent issues de stocks non évalués.
Mer du Nord – Manche Est
C'est la bonne élève, avec 63 % des volumes pêchés issus de populations en bon état. Les populations de hareng et de coquilles Saint-Jacques (qui représentent à elles seules 49 % des débarquements) sont en bon état. Le maquereau reste surpêché.
Manche Ouest – Mer Celtique
50 % des 133 000 tonnes pêchées sont issus de populations exploitées durablement, dont la baudroie, le merlu et la saint-jacques. Des élasmobranches (émissole, petite et grande roussettes) passent de non classifiés à bon état. Le lieu jaune passe de reconstituable à effondré.
Golfe de Gascogne
Sur 77 000 tonnes débarquées, 37 % sont issus de populations en bon état, en baisse sur 10 ans. La sardine est surpêchée et dégradée. Le merlu de l’Atlantique-Nord, première espèce pêchée, reste en bon état. Le bar passe de bon état à reconstituable.
Méditerranée
Seuls 2 % des volumes débarqués sont issus de populations en bon état. 34 % sont issus de populations en voie de reconstitution, à l’instar du thon rouge. Point noir : 54 % des débarques sont issus de populations non évaluées (poulpe, maquereau, daurade royale…).
Mer de Norvège – Barents
Le nombre d’espèces pêchées sur cette façade est moins important qu’ailleurs : seuls 6 stocks sont évalués. Le cabillaud pèse à lui seul les deux tiers des débarques et il reste en bon état, tout comme le lieu noir, deuxième espèce pêchée. L’églefin est surpêché.
Fanny ROUSSELIN-ROUSVOAL