ÉTIQUETAGE NUTRITIONNEL MODE D’EMPLOI

Le 29/01/2014 à 15:04 par La Rédaction

 

À compter du 13 décembre prochain, toutes les industries alimentaires qui avait volontairement opté pour l’étiquetage nutritionnel, devront obligatoirement mentionner sept informations sur leurs conditionnements : l’énergie, les quantités de matières grasses, d'acides gras saturés, de glucides, de sucres, de protéines et de sel. Bien visibles, ces mentions figureront ensemble sous forme de tableau. Ceux qui n’avaient pas anticipé volontairement l’étiquetage nutritionnel - ils sont minoritaires - devront s’y soumettre à compter du 13 décembre 2016.

Tous les aliments préemballés sont concernés par la déclaration nutritionnelle. Exceptés ceux préemballés sur le lieu de vente en vue de la vente immédiate. Si la vente directe et le rayon marée traditionnel échappe à cette évolution réglementaire, les produits de la mer conditionnés sous atmosphère chez l’expéditeur se plieront à la règle.

L’objectif de cette réglementation qui doit permettre aux consommateurs d’affiner leur choix pour une alimentation plus équilibrée, trouve sa source dans le fameux règlement INCO. Fameux car ce règlement européen (UE) n° 1169/2011 dédié à l’information alimentaire des consommateurs, comporte des zones d’ombre. En particulier sur les mentions d’origine, sur les listes d’ingrédients de produits élaborés, et aussi sur les aspects nutritionnels. « Il reste encore 8 textes à venir pour préciser le volet nutritionnel » souligne Marine Loisel, chargée de mission à l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires (Abea).

Décryptage nécessaire

Consciente des difficultés d’application et des nombreuses interrogations, l’Abea a édité un guide pratique d’étiquetage nutritionnel destiné, en particulier, aux petites et moyennes entreprises. « 90 % des IAA bretonnes emploient moins de 100 salariés. D’où l’intérêt du guide, fruit d’un long travail collectif, qui sera suivi cette année d’un cycle de formation-ateliers » annonce Jean-Luc Cade, directeur de l’Abea.

Le guide rappelle d’abord le contenu de la déclaration nutritionnelle et les règles de présentation. La seconde partie présente des méthodes pour déterminer les valeurs nutritionnelles, identifier les facteurs de variabilité. Elle aborde aussi l'analyse en laboratoire, dont le coût moyen oscille autour de 230 euros, ainsi que l'interprétation et le contrôle des résultats.

La diffusion de l’ouvrage dépasse le seul cadre de la Bretagne. Toute entreprise agroalimentaire peut l’obtenir auprès de l’association (Abea : contact@abea.fr ou au 02 99 31 55 25). Gratuitement pour les adhérents ou sur commande pour les autres entreprises (60 € HT si < 99 salariés, 200 € HT si > 100 salariés).

 

B.VAUDOUR

 

  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIn
  • More Networks
Copy link
Powered by Social Snap