Les conserveurs français encouragent la CTOI

Le 03/08/2016 à 15:40 par La Rédaction

 

Entre la pêche et l’assiette

241 360 t
La consommation apparente de thon en 2014
en équivalent poids vif, dont 71 435 t en poids net
de conserves.

57 773 t
Les captures françaises dans l’océan Indien en 2015.

Sources : Orthongel et FranceAgriMer

En matière de thon, les besoins des conserveurs
sont importants : ils peuvent avoir une influence
sur les techniques de pêche. Attaqué par Greenpeace,
Petit navire, filiale de Thai Union, s’est engagée
auprès de WWF à participer à la réduction de l’effort
de pêche dans l’océan Indien en réduisant de 20 %
ses approvisionnements dans la zone.

 

La Commission du thon de l’océan Indien (CTOI) a adopté fin mai des mesures pour préserver la ressource – notamment d’albacore, espèce présente dans 40 % des conserves de thon commercialisées dans l’Hexagone. La réduction de l’usage des DCP, combattus par Greenpeace, est l’une des mesures phare de la CTOI. À partir du 1er janvier 2017, leur nombre va devoir ne pas dépasser 425 par bateau contre 550 aujourd’hui. Pour les conserveurs français, exposés au militantisme de Greenpeace, cette avancée reste insuffisante : ils militent pour que « le nombre tourne autour de 250–300 ».

Un chiffre encore bien en deçà de l’engagement pris par l’organisation de producteurs Orthongel. Son président, Yvon Riva, rappelle que « depuis 2012, les 13 senneurs travaillant dans l’océan Indien de ses adhérents n’en utilisent pas plus de 150 ». Ces derniers appartiennent aux armements Saupiquet, CFTO et Sapmer, dont la nouvelle direction a rejoint récemment Orthongel, s’engageant ainsi à limiter l’usage des DCP. « Nous espérons que la CTOI ira rapidement plus loin afin de ne pas pénaliser les armements français, qui s’autopénalisent depuis 4 ans pour préserver la ressource », indique Yvon Riva.

Ce dernier utilisera sûrement l’argument pour défendre l’intérêt de ses adhérents face à la seconde mesure prise par la CTOI : la réduction des captures de 15 % des senneurs déclarant plus de 5 000 tonnes de prises. Les senneurs français sont concernés. « La mesure, comme celle de ne pas utiliser de drones ou d’aéronefs pour repérer les bancs de thon, est logique et ressemble à une mise sous quota. Mais la question qui se pose est celle de la stabilité relative. »

Les débats s’annoncent vifs sur le sujet au second semestre 2016. Objectif : limiter la perte de production, stabilisée depuis 3 ans autour de 57 700 tonnes pour les senneurs des adhérents d’Orthongel dans l’océan Indien.

Céline ASTRUC

 

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