Apprentissage : un contrat gagnant-gagnant

Le 24/08/2017 à 16:57 par La Rédaction

[ LES TEXTES ]

L’apprentissage

Le contrat d’apprentissage, son régime juridique et les conditions d’âge requises pour être apprenti sont définis par le code du travail (articles L6221-1 à L6226-1 et D6222-1 à R6227-10).
Il a pour objectif de fournir aux jeunes une formation générale, théorique et pratique, en vue d’obtenir un diplôme d’État (CAP, BAC, BTS, Licence, Master) ou un titre inscrit au répertoire national des qualifications professionnelles (RNCP).
Il s’agit d’un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié qui doit avoir entre 16 et 25 ans, ou, après 25 ans, préparer un diplôme ou titre supérieur à celui déjà obtenu, être travailleur handicapé ou avoir l’intention de créer ou reprendre une entreprise supposant l’obtention du diplôme ou du titre.
L’apprentissage repose sur le principe de l’alternance entre enseignement en centre de formation d’apprentis (CFA) ou en établissement de formation, et enseignement du métier dans l’entreprise.

Source : Ministère du Travail


 

[ La voie royale ]

Les a priori ont la vie dure. L’apprentissage est toujours perçu par certains jeunes et leurs familles comme une orientation par défaut. « Pourtant, il permet d’accéder à tous les niveaux de qualification professionnelle du second degré ou du supérieur, grâce à des contrats successifs ou à des passerelles avec les formations sous statut scolaire, stagiaire de la formation professionnelle ou universitaire.», précise Éric Larguier, responsable développement du CFA Poissonnerie de Rungis. Il est aussi une voie d’insertion professionnelle très efficace : 7 jeunes sur 10 trouvent un emploi dans les six mois suivant leur formation, selon le ministère du Travail, qui parrainait il y a quelques mois sur M6 et W9 le programme court « Génération Apprenti(e)s ». Objectif : apporter un regard neuf sur l’apprentissage à travers les portraits croisés de trois apprentis d’aujourd’hui.

Parmi eux, Paul, issu d’une famille d’ostréiculteurs, qui a choisi l’apprentissage via un Bac pro « Cultures marines » au lycée de la mer et du littoral de Bourcefranc-le-Chapus, en Charente-Maritime. Son objectif : reprendre l’entreprise familiale.

« Grâce à l’apprentissage, les jeunes qui sortent de l’école partent directement dans le monde du travail, avec de l’expérience », rappelle l’ostréiculteur Thierry Trusseau, son maître d’apprentissage « On a des déductions de charge, c’est intéressant. Et le jeune a un salaire correct : les deux sont gagnants. »

Autre exemple : celui d’Arnaud, 16 ans, en Bac Pro « Poissonnier écailler traiteur », en classe de seconde, au CFA Poissonnerie de Rungis, et apprenti à la poissonnerie Le Cap Coz à Bry-sur-Marne. « Passionné par la pêche en eau douce, il était très motivé », explique la propriétaire, Marie-Noëlle Bracke, sa maître d’apprentissage. « Avec mes salariés, nous l’avons formé au filetage, à la connaissance des poissons et à la relation avec les clients. En un an, il est devenu autonome. Il sera un excellent poissonnier ». Il est déjà le meilleur de sa promotion, et envisage même le concours de Meilleur Apprenti de France (MAF).

Alimétiers, programme porté par Opcalim* dans le cadre de la convention de coopération conclue avec les ministères de l’Agriculture et de l’Éducation nationale, vise à mieux faire connaître les offres d’emploi, métiers et formations du secteur alimentaire, notamment en apprentissage.

Benoît, titulaire d’un Bac « Poissonnier écailler traiteur » a lui-aussi passé le concours de MAF durant son apprentissage. « On m’a proposé du travail à Londres. Je vais être gérant d’une poissonnerie, actuellement en construction, qui fera aussi bar à huîtres et peut-être restaurant », explique le jeune poissonnier mis à l’honneur sur le site d’Alimétiers.

Des parcours qui ne trompent pas. L’apprentissage est effectivement l’une des clés de la réussite. En 2016, le secteur alimentaire a recruté 90 338 personnes dont 19 200 en alternance.

* Organisme paritaire collecteur de la formation professionnelle continue et de la taxe d’apprentissage des industries alimentaires, de la coopération agricole et de certaines branches de l’alimentation en détail.

Anne-Caroline RENARD

[ Jusqu’à 30 ans ! ]

Les contrats d’apprentissage sont accessibles jusqu’à 30 ans en Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire, Grand-Est, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire, depuis le 1er janvier dernier et, plus récemment, en Île-de-France et Occitanie. Cette expérimentation durera trois ans. Si les résultats sont concluants, le dispositif sera généralisé à l’ensemble des régions dès 2020.

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