Au cœur du réseau des poissonneries Paon

Le 11/06/2018 à 16:38 par La Rédaction

 

L’entrepôt installé au sein du Min de Nantes est un centre névralgique pour les poissonneries ambulantes, boutiques ou pour le portail internet Paon. De 22 heures à 18 heures, les employés du groupe s’y activent, avec des coups de feu notoires entre 4 heures et 6 h 30 du matin.

Poissonnerie Paon

Dg : Alric Paon
50 marchés sur la façade atlantique par semaine
et 6 boutiques.

CA lié au commerce de détail : 12 M€ dont 500 à 600 k€ pour l’e-commerce.

Le groupe emploie :
75 salariés, dont 25 travaillent à partir
de l’entrepôt du Min
de Nantes.

 

Quatres heures du matin. Seules les lettres bleu turquoise qu’arborent les camions, remorques et stands Poissonnerie Paon se distinguent dans la nuit, à l’extrémité du Min de Nantes. Ils attendent d’être chargés. Franck Clerc et Yoan Venin, poissonniers au sein du réseau, sont présents et chargés de la préparation des commandes de leurs confrères. Ce mardi 15 mai, six marchés sont prévus, sans compter les boutiques. Neuf palettes attendent les poissonniers du jour. « On y place la resserre, ce qu’il reste de la veille, explique Yoan Venin. C’est compté et contrôlé, cela sert de base pour le marché du jour. » « Après, nous leur proposons de compléter avec les apports du jour. Nous avons un rôle de conseil », poursuit Franck Clerc, recommandant à Paul de prendre des crevettes de Madagascar, des crevettes grises, du lieu jaune en filet… La discussion s’engage sur les volumes, sur l’opportunité de prendre ou non des brochettes. De son côté, Yoan Venin est ravi de pouvoir proposer des noix de Saint-Jacques d’Écosse et du thon rouge du golfe de Gascogne. « Grosso modo, en début de semaine, le complément par marché, c’est près de 450 kg », chiffre ce dernier.

Les palettes et caisses qui entourent l’entrepôt sont vite emportées pour être mises dans les remorques. Marie Broussard, responsable de la qualité et de la poissonnerie en ligne, profite de son arrivée matinale pour faire mettre de côté le merlu et les crevettes dont elle a besoin pour répondre à une commande en ligne qui doit être livrée tôt dans la région nantaise. Elle sollicite aussi un des poissonniers pour qu’il lui lève les filets et se renseigne. « Peux-tu livrer entre 8 et 10 heures ? » L’adresse et le numéro de téléphone de la cliente seront inscrits sur les caisses en polystyrène parées des couleurs de la Poissonnerie Paon. « Nous le faisons toujours. Que ce soit pour les commandes récupérées sur les marchés, en boutiques ou les livraisons effectuées par nos soins : en cas de problème, il est facile de prévenir le client », ajoute-t-elle.

Alors qu’elle commence à préparer la commande, mettant sous vide les filets, pesant les 50 grammes de crevettes, imprimant les étiquettes, les collant sur chaque sachet, l’entrepôt s’est vidé. C’est désormais à l’arrière que les poissonniers s’activent. Outre poissons, coquillages et crustacés, ils s’approvisionnent en glace. Deux silos la livrent en coulées. Armé d’une pelle, Mathias Liminet va en prélever « huit à quinze caisses, qui contiennent entre 35 et 45 kg de glace. Nos besoins dépendent de la saison et de la taille de l’étal ». Son marché, à Rezé, étant à proximité du Min, il la déposera directement sur le banc avant d’aménager avec soin son étal, enroulant les filets de sabre, réalisant un bouquet de maquereau… Son collègue, lui, préfère partir vite avec ses caisses et préparer son étal sur place. Ce dernier fait partie de ceux qui piaffent d’impatience en attendant les langoustines du Croisic achetées dans la nuit par Yannick Porée. Posté derrière trois écrans, l’acheteur participe à distance aux ventes de sept criées parfois en simultané. « J’échange avec Gilles, un autre acheteur du groupe qui suit les criées bretonnes. Comme cela, on repère les gros écarts », indique-il. Son bureau est à quelques mètres de celui d’Alric Paon, qui gère aussi les achats.
Lorsque les langoustines bien frétillantes arrivent, le chef d’entreprise est déjà en train de saisir les prix du jour dans le back-office du site d’e-commerce. « Le client paie la commande au prix du jour affiché. Ce dernier bouge en fonction des stocks, ce qui inclut la marchandise présente sur les stands et ce que nous venons d’acheter », explique le responsable, conscient du risque qu’il prend en offrant à ses e-clients d’anticiper jusqu’à quatre jours leur commande par rapport à la date de livraison. Mais c’est un service ! Comme la limitation des frais de livraison à 9,90 euros « quand cela monte vite à 25 euros », l’organisation des promotions – « sur le homard pour l’Ascension » –, l’assistance en ligne presque 20 heures sur 24, la newsletter...

Textes et photos : Céline ASTRUC

 

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