Chez Blanchet, le bois emballe les coquillages

Le 14/09/2016 à 11:14 par La Rédaction

 

L’entreprise Blanchet était une scierie à l'origine, elle s’est imposée en 60 ans d’existence comme un partenaire dans la filière pour valoriser coquillages et produits de la mer dans des emballages bois. Son bâtiment flambant neuf est conçu pour répondre aux attentes de clients qui tentent de se démarquer.

 

Blanchet SAS

Siège : Avranches (50)

Dirigeant : Florence Blanchet

Date de création : 1955

Chiffre d’affaires : 8,20 M€
dont 60 % réalisés dans le secteur des produits de la mer

Salariés : 47 personnes

Production :
7 millions d’emballage bois/an

 

À deux pas de la bretelle d’autoroute d’Avranches, comme pour faciliter sa logistique, le site de Blanchet s’étale sur 13 000 m2 dont désormais 8 500 couverts. Victime d’un incendie qui a ravagé tout un bâtiment en 2013, l’entreprise a dû reconstruire. Remis à neuf et aux normes de sécurité des installations classées pour la protection de l’environnement, le nouveau bâtiment de 5 000 m2 est opérationnel depuis fin 2015. Il offre à Blanchet SAS la possibilité de poursuivre son développement, tant dans l’univers des produits de la mer que dans d’autres secteurs : gastronomie, cosmétique… « Au début l’entreprise était une scierie, nous réalisions des caisses de bois pour le poisson, se rappelle Michel Blanchet, aujourd’hui retraité mais chargé par sa fille de faire visiter l’usine à l’occasion des 60 ans de l’entreprise. Ensuite, l’entreprise a développé son activité autour des bourriches, des emballages bois pour les coquillages et les crustacés, 100 % de son activité était centré sur le secteur des produits de la mer. Aujourd’hui, nos clients dans la filière nous sont restés fidèles. Si la part du secteur dans le chiffre d’affaires n’est plus que de 50 à 60 %, c’est parce que nous avons accéléré la politique de diversification. »

Ce, avec les mêmes armes que celles affûtées pour séduire les spécialistes des coquillages et des crustacés : à savoir l’envie d’innover, d’anticiper les demandes clients et de les écouter.

Ainsi, alors que Michel Blanchet imaginait dans le début des années soixante-dix, un système de fermeture des bourriches de coquilles avec une boucle métallique pour faciliter le travail des marins à bord des coquillards en évitant le cerclage, Florence Blanchet lance dès 2014 une barquette étanche en bois, sans agrafe. « Voilà deux ans que les équipes travaillent sur l’industrialisation du process », souligne Michel Blanchet. Il faut dire que le travail de découpe, qui doit autoriser un pliage du bois, est particulièrement délicat : il ne faut pas couper les charnières ! Un atelier, installé à l’étage du nouveau bâtiment abrite les équipements permettant les travaux de recherche et de développement. Il est positionné aux côtés de l’atelier dédié aux sérigraphies.

La personnalisation des décors des bourriches et autres emballages bois proposés par Blanchet à ses clients est un point fort de l’entreprise, alors que le marketing des produits de la mer se développe. Force de propositions pour valoriser les productions régionales, pour travailler sur certains moments de consommation comme la Saint-Valentin, l’entreprise accompagne ses clients pour concevoir leur identité graphique. Elle dispose d’une équipe au sein de son personnel de 47 personnes et des outils choisis. C'est le cas des encres à l’eau pour mieux garantir la sécurité alimentaire et protéger l’environnement. Une préoccupation de l’entreprise depuis bien longtemps, aujourd’hui dans l’air du temps.

Ainsi, l’entreprise favorise quand elle le peut le peuplier français, mais s’assure que, quoi qu’il arrive, le bois sera certifié PEFC, c’est-à-dire issu de forêts gérées durablement. À l’extérieur du bâtiment, deux conteneurs accueillent les déchets bois. Dans le premier se glissent les chutes de découpes de contreplaqué, dans l’autre, relié par un système filtrant à l’entreprise, se trouvent les sciures. C’est l’entreprise normande Biocombustible qui s’occupe de recycler ces déchets bois en thermie pour les chaufferies industrielles. Soucieuse aussi de son environnement direct, l’entreprise Blanchet a profité de la reconstruction du bâtiment pour abriter ses séchoirs aux gaz, jugés un peu bruyants jusqu’alors par les voisins.

Indispensable avant le stockage, le séchage est une étape clé de l’emballage bois. Il limite le travail du bois et évite les moisissures. Elles sont impensables pour l’entreprise qui produit chaque jour 45 000 contenants dans ces deux bâtiments. Celui où se déclinent les petites séries est neuf. L'usine de la gare, quant à elle, fonctionne de manière automatisée pour produire les barquettes bois standard, pouvant satisfaire producteurs de bulots ou de légumes. Si la dextérité pour assembler et agrafer les bourriches ou les caissettes bois impressionne dans le premier bâtiment, c’est l’ensemble du personnel qui détient ces compétences. « Il est important de tourner », précise Michel Blanchet. Ne serait-ce que pour limiter l’exposition au bruit généré par la production des grandes séries, séchées en fin de ligne avant d’être stockées sous les auvents de ressuyage, en attendant leur date d’expédition, depuis des quais réaménagés eux aussi.

Texte et photos : Céline ASTRUC

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