À l’étroit au Guilvinec, Furic Solutions s’est installé cet été à Saint-Guénolé. C’est là que la société du groupe Océalliance, dédiée à l’élaboré, conditionne les barquettes de filets de poisson frais, congèle filets et pavés et cuit coquillages et crustacés.
Furic Solutions Directeur du site : Activité : conditionnement en barquettes de filets, surgélation de poisson, cuisson et conditionnement de coquillages et crustacés 20 salariés 7 millions d’euros |
Situé sur le port de Saint-Guénolé, le site de 3 000 m2 était auparavant exploité par Frial, groupe normand spécialisé dans les produits surgelés. Furic Solutions, ex-Océembal, à l’étroit au Guilvinec, a investi et équipé le bâtiment cet été. Si l’effectif est généralement de 20 salariés, 65 personnes y travaillent en décembre, mois au cours duquel 65 % du chiffre d’affaires est réalisé. C’est à cette période, en effet, que l’activité de cuisson et de conditionnement des coquillages et crustacés bat le plus son plein. Sinon, la filiale du groupe Océalliance réalise aussi la mise en barquettes sous atmosphère modifiée de filets de poisson, de la congélation, etc. L’un des ateliers est dédié au traitement de poisson frais. Il s’agit de conditionner en barquettes libre-service, de 200 à 250 grammes en général, les filets de poisson venus des autres ateliers du groupe. Notamment ceux situés près des ports bigoudens, à proximité. Deux lignes tournent. Des employées dédiées alimentent les deux operculeuses en barquettes. Il faut être précis. C’est une commande en poids fixe qui va être conditionnée sous atmosphère modifiée. Généralement sardine, merlan, églefin, lieu noir… quittent l’atelier avec une DLC de cinq jours. « En été, nous proposons aussi des plateaux spéciaux pour les barbecues », indique Christophe Guibert, directeur du site de Furic Solutions. Avec peau, sans arête, en portion de 140-160 grammes, ces derniers intéressent de plus en plus les grossistes de la restauration commerciale, tandis que la sardine trouve preneur auprès des conserveurs. « Il faut un beau moule pour faire du filet de sardine. Et cette année, elle n’a été à la bonne taille qu’à partir d’août, alors que la demande en frais se réduisait. » En moyenne, le glazurage en sortie de tunnel est de 5 à 6 %, avant conditionnement en vrac dans des caisses en carton de 3, 5 ou 10 kg. Mais le cœur de l’activité de Furic Solutions demeure la cuisson de coquillages et crustacés. La société dispose de quatre cuves de 1 200 litres chacune et en attend deux supplémentaires. Après quelques dizaines de minutes dans l’eau chaude, les produits passent au refroidissement dans une ultime cuve d’eau saumurée : « L'obligation légale est d’arriver à 65 °C à cœur en fin de cuisson puis de descendre en 2 heures en dessous de 10 °C, toujours à cœur. Pour cela, la solution est saumurée à 14 %. Sa température est de - 8,5 °C. Elle réhydrate le produit et le sale. » Ces produits semi-finis à une température comprise entre 0 et 2 °C sont alors déposés dans un stock tampon, dans lequel les opérateurs du conditionnement viennent piocher. En bout de chaîne, la préparation de commandes est assurée en pick and pack. Une douzaine de camions passent chaque jour collecter les palettes pour la France entière. « Nous sortions auparavant 500 tonnes de produits finis chaque année, précise Christophe Guibert. Nous visons 900 tonnes d’ici cinq ans. La demande est en forte hausse pour les filets de poissons bretons surgelés de qualité, malgré le différentiel de prix. Nous faisons par exemple des médaillons de lotte de 40-60 grammes, très appréciés. Et nous voulons développer la gamme. » Mais si le frais et le surgelé jouent la carte des niches qualitatives, la croissance de la maison devrait passer par un recours à l’importation pour la partie cuisson. Difficile, en effet, de traiter de la langoustine bretonne, trop rare et chère. Furic Solutions travaille déjà beaucoup avec Angelbond, membre écossais du groupe Océalliance. L’impératif de volumes, de diversification et d’ouverture à l’export devrait l’amener à travailler en plus, de la crevette d’origines plus lointaines… Reportage : Dominique GUILLOT |
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