▼ L'IRAN EN BREF
Les discounters dominent : Le marché de la distribution des produits Import-export : Avec 179,2 millions d’euros d’achats en 2016 contre 138,9 millions d’euros de ventes, la balance commerciale de la France
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Le marché allemand des produits de la mer ne manque pas d’intérêt pour un exportateur. Avec 4,75 milliards d’euros d’importation en 2015, il figure dans le top 5 des pays de l’Union européenne. L’industrie allemande de la transformation, dont le chiffre d’affaires annuel oscille entre 2 et 2,2 milliards d’euros ces dernières années, a besoin de matière. Or, ce secteur « ne dépend que très peu ades produits domestiques », souligne une étude sur la filière de la pêche allemande réalisée par le Parlement européen. Avec un tiers des dépenses réalisées à l’étranger par l’Allemagne, le saumon et le lieu d’Alaska figurent en tête des produits d’importation. Deux espèces qui servent aussi la consommation nationale. À elles seules, elles représentent près de 40 % de la consommation des ménages, selon le centre allemand d’information sur les poissons (Fischinformationszentrum). La restauration privilégie les espèces nobles comme le bar, le turbot, la sole ou encore la coquille Saint-Jacques. « La notion d’espèce noble n’existe pratiquement pas pour le client particulier », prévient Jocelyne Alix. Il porte, en revanche, une attention particulière sur la notion de pêche durable. Les certifications MSC (Marine stewardship council) ou ASC (Aquaculture stewardship council) ne manquent donc pas d’intérêt pour s’implanter sur le marché allemand. Côté tarif, « hors saumon, bar et daurade d’élevage, il y a très peu de références prix. Il est donc possible de positionner son offre », ajoute la responsable. Le poisson n’est pas le seul à profiter de cette demande pour des produits qualitatifs. L’huître Spéciale 1865, créée par Fabien Dublaix pour les 150 ans de son entreprise, située au Château-d’Oléron, a connu un accueil très prometteur outre-Rhin. « On l’avait réservée pour l’Asie qui apprécie ces huîtres dont le taux de chair est très élevé. Compte tenu des résultats de sa commercialisation en Allemagne, on est en train de la faire référencer par notre distributeur. Le marché allemand s’est tourné vers la gastronomie », sourit l’ostréiculteur charentais. L’image gastronomique des produits français peut-elle être un plus ? « Il n’y a pas vraiment d’association avec cette image pour les produits de la mer, indique Jocelyne Alix. Il y a très peu de marketing de la pêche française vers les autres pays. En revanche, l’origine France est associée aux petits bateaux. » Une assimilation naturelle dans l’univers des spécialistes de la marée en Allemagne mais qui n’est pas encore faite par le consommateur lambda. Loïc FABRÈGUES
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