Le gastronome vendéen

Le 07/12/2017 à 14:05 par La Rédaction

 

Fabricant artisanal de soupes, à l’origine, Gastromer est aujourd’hui un industriel de l’alimentaire
multi-produits en expansion. L'entreprise vendéenne n'a cessé de diversifier ses fabrications.
Elle investit aujourd'hui dans la transformation et vise le marché de la restauration hors foyer.

Gastromer

Ateliers :
Notre-Dame-de-Monts (85)

Activité :
soupes, traiteur, terroir, négoce

Effectif : 110 salariés

Chiffre d’affaires :
17,14 millions d’euros
Volumes : 5 807 tonnes
de produits finis

 

Françoise Groux et Franck Pajot sont à la tête de Gastromer depuis 2009. Créée par un mareyeur, Alain Avrilla et un restaurateur, Pierre Civel, aujourd’hui décédé, la société se spécialise à l’origine en fabrication de soupes de poissons, en conserves  comme en frais. « Lorsque nous avons repris Gastromer, l’offre était pléthorique et l’entreprise survolait ses marchés, sans véritable stratégie de compétitivité, commente le directeur général Franck Pajot. Elle offrait juste une réponse à des demandes, particulièrement celles de la grande distribution. »

Au fil du temps, Gastromer a effectivement poursuivi une politique de diversification. En 1994, son catalogue s’étoffe avec la traditionnelle mogette de Vendée et l’entreprise se lance dans le poisson pané. L’activité s’arrêtera ensuite après un début d’incendie mais la gamme s’élargit vers les sauces fraîches et les rillettes de poissons. « Nous avons conservé les valeurs de l’entreprise - savoir-faire, goût et innovation - avec des recettes originales, mais en rationalisant l’offre. L’entreprise a ouvert d’autres marchés notamment en restauration hors foyer. » Le cœur de métier de Gastromer reste toutefois la soupe de poissons et les bisques de crustacés. « Ce marché se caractérise par des consommateurs âgés. Nous élaborons à la demande des recettes traditionnelles ou originales, mais demeurons leader en frais, avec une formule conditionnée à chaud et refroidie sans traitement thermique. » En 2015, Gastromer  a aussi lancé une gamme de soupes de poissons de nos « Régions » composées de produits de la mer et d’ingrédients bien identifiés : langoustine du Guilvinec, crème fraîche AOP de Normandie, etc.

Les autres secteur stratégiques  concernent le traiteur (tartinables, sauces, plats cuisinés, potages de légumes), le terroir (mogette, légumes cuisinés et tartinables) et le négoce (croûtons). Les deux premiers représentent l’essentiel du chiffre d’affaires et des volumes.

Malgré ces évolutions, Gastromer continue d’honorer sa signature. La gastronomie de la mer se décline en 2013 avec plusieurs références innovantes d’émiettés de poisson. « Le secteur était déjà bien développé, avec des acteurs importants. Nous avons souhaité nous démarquer en proposant un produit différent et en tirant l’offre vers le haut. Avec les émiettés, il s’agissait de retrouver l’esprit et l’aspect de la sardine à l’huile écrasée. Nous sommes fiers d’avoir ouvert la voie à des produits originaux sur ce segment, comme les sardines piment d’Espelette, le thon chorizo ou le cabillaud pesto rouge, précise Françoise Groux. La gamme compte désormais près d’une dizaine de recettes, toujours qualitatives, qui associent morceaux de filets de poissons, condiments et aromates, le tout avec un profil nutritionnel maîtrisé. Nous sommes les seuls en France aujourd’hui sur le frais, à connaître une belle croissance avec des pots à moins de trois euros. »

À son programme, le partenaire du Vendée Globe a inscrit un changement de charte graphique, le passage en bouteille verre de la soupe de poissons à la provençale et des bisques de homard ou encore des versions pasteurisées en bocaux de verre des émiettés et rillettes. « Le marché est très réceptif et nous profitons déjà de belles performances. Dans un avenir proche, nous souhaitons développer le bio en soupes, sauces et tartinables avec saumon, crevette voire daurade et bar. Notre laboratoire R&D est très actif. Nous sommes à l’écoute de notre clientèle et formulons des propositions qui pourraient la satisfaire. »

La société investit régulièrement dans le site de Notre-Dame-de-Monts. En 2017, un effort conséquent a été fait avec plus de deux millions d’euros consentis pour améliorer les process et installer deux cuves de préparation de recettes à plus grande capacité. Les deux associés continuent à rechercher la rentabilité par une croissance continue et maîtrisée. L’ambition est de dépasser les 20 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2020 en développant l’export vers l’Europe et l’activité en général. Elle est aujourd’hui à 60 % dirigée vers les GMS et à 40 % vers la restauration hors foyers, avec moins de 40 % de MDD.

Textes et photos : Dominique Guillot

 

 

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