Luxembourg : un marché au joli potentiel

Le 03/05/2016 à 9:40 par La Rédaction

 

CHIFFRES CLÉS

Population : 576 249 habitants

Monnaie : l’euro

PIB/habitant : 91 408 $ à fin 2014 (+1,7 %).

Principales enseignes : groupe Cactus (Cactus, Cactus marché), groupe Delhaize (supermarché Delhaize, AD Delhaize, Proxy), groupe Louis Delhaize (Cora, Match, Smatch), Aldi.

Importations depuis la France en 2014 : 2 748 t (stable) pour 21,34 M€ (+2 %). Le saumon, les poissons de mer filetés, le thon et les crevettes représentent 55 % des exportations françaises vers le Luxembourg en valeur.

Taux de TVA : un taux de TVA « super-réduit » à 3 % pour les produits alimentaires destinés à la consommation humaine.

 

Source : FranceAgrimer, Banque mondiale.

 

Avec 103 M€ d’importations de produits de la mer en 2014, le Luxembourg est un marché restreint mais la dynamique est là. Sur les 5 dernières années, il a progressé de 37 %, selon les chiffres fournis par l’Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture. La France a ses entrées dans le pays. Près d’un tiers des importations du Luxembourg en poissons et fruits de mer arrive de l’Hexagone.

Ce marché en croissance est tiré exclusivement par la consommation nationale. Celle des ménages, mais aussi celle de la restauration. « On a 170 000 travailleurs transfrontaliers tous les jours et tous n’amènent pas leurs sandwichs, ironise un acteur du marché du poisson au Luxembourg qui souhaite garder l’anonymat. Le Grand-Duché est un petit marché et la concurrence y est rude. »

Dans les 29 kg de poissons consommés par an et par habitant au Luxembourg figurent en tête le saumon et le cabillaud. On y apprécie aussi le bar, la daurade, la lotte et les coquilles Saint-Jacques, qui représentent 3,8 % des importations en valeur.
Le marché reste aussi très influencé par les ressortissants étrangers, qui forment près de la moitié de la population luxembourgeoise. La morue séchée et salée se vend bien, comme les scampis.

Avec son pouvoir d’achat élevé, le Luxembourg permet de bien valoriser son produit. Le prix moyen des exportations depuis la France s’élève à 7,76 €/kilo, proche des cours qui sévissent au Japon ou aux États-Unis. Cela dit, les acheteurs ne sont pas prêts à tous les sacrifices. Le consommateur non plus. Il est aussi sensible aux conditions de pêche des poissons. Alors, le distributeur Cactus joue de pédagogie en communiquant sur l’absence de certaines espèces menacées sur ses étals ou encore sur le respect de la taille des poissons.

Loïc FABRÈGUES

[Enjeux]

Sans activité de pêche ni d’aquaculture, le Grand-Duché de Luxembourg est dans l’obligation d’importer la totalité des produits de la mer consommés dans le pays. Sa population, supérieure de 100 000 habitants seulement à la ville de Lyon, en fait un tout petit marché non dénué d’intérêt. En tête du classement mondial de PIB par habitant, 47 % de ses ressortissants viennent de l’étranger, en particulier de France, du Portugal et d’Italie. Des amateurs de produits de la mer attachés à leurs habitudes alimentaires.

Le conseil de Marc Flander, responsable des achats de produits de la mer à La Provençale
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« La Provençale se fournit en produits de la mer un peu partout dans le monde. Une partie arrive des pays frontaliers avec des apports journaliers depuis les côtes françaises où on achète auprès des mareyeurs locaux. On favorise la pêche en ligne ou la pêche côtière des petits bateaux.

Les produits français bénéficient d’une image de qualité et de fraîcheur. Pour nous, ces deux éléments sont primordiaux. Le consommateur est prêt à payer un peu plus cher si ces deux éléments sont réunis.

Naturellement, il ne faut pas que les prix des poissons atteignent des sphères astronomiques. Si les prix atteignent des sommets, on essaye de proposer à nos clients des alternatives. Si vous allez au restaurant au Luxembourg, vous verrez que les prix sont égaux, voire juste au-dessus de ceux pratiqués en France et en Belgique.

Le consommateur luxembourgeois préfère le poisson frais au surgelé, celui-ci restant toutefois une bonne alternative. »

 

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