L’Asie pèse 53 % Premières zones Pacifique nord-ouest Pacifique centre-ouest Atlantique nord-est Pacifique sud-est |
La bascule s’est faite en 2017 : l’aquaculture fournit depuis plus de la moitié des produits aquatiques mondiaux. Elle n’était qu’à 47 % en 2016, chiffrait la FAO dans La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture parue en 2018. Elle a ensuite atteint 54 % en 2017. L’aquaculture a triplé en 20 ans et porte seule la hausse de la disponibilité totale en produits aquatiques car la pêche stagne (pêche minotière comprise). Au global, 88 % des produits partent à la consommation humaine. La pêche cumule encore le plus d’emplois avec 68 % des 59,6 millions de personnes dans ces secteurs. La flotte mondiale atteint 4,6 millions de navires dont 61 % à moteur. Parmi eux, 86 % mesurent moins de 12 mètres : la petite pêche côtière domine. Seulement 2 % de la flotte – 44 600 navires – atteignent 24 mètres. Ils se situent surtout en Océanie, Europe et Amérique du Nord. Alors que l’Asie pèse plus de 75 % des navires et 85 % des emplois, tout comme elle domine la production. La Chine à elle seule fournit depuis 1991 plus de la moitié de l’offre mondiale. Elle cumule 80 millions de tonnes, très loin devant l’Indonésie à 22,6 millions de tonnes. L’Inde arrive troisième. L’Asie produit surtout beaucoup d’algues et de carpes. Les autres poissons au top 15 mondial sont plutôt issus de la pêche, avec les pélagiques en force. L’anchois a dépassé le colin d’Alaska. La pêche reste la première pourvoyeuse de poissons marins (66,4 sur 69,5 millions de tonnes). Mais l’aquaculture la dépasse pour les poissons d’eau douce, mollusques, crustacés et plantes. 67 % des stocks sont pêchés à un niveau durable et 33 % surexploités. La part durable a grimpé à 74 % aux États-Unis, 69 % en Australie et 60 % en Atlantique nord-est. En Europe, l’aquaculture progresse moins vite qu’au plan mondial. Le saumon est en tête. Merci la Norvège, avec 1,3 million de tonnes ! La pêche maritime, après des années de stagnation, a retrouvé son niveau de 2003. Merci la Norvège encore, et l’Islande avec 2,5 et 1,2 million de tonnes. L’Union européenne ne représente que 5,2 des 15,1 millions de tonnes pêchées en Europe, et 1,4 des 3 millions de tonnes en aquaculture. Les débarques augmentent grâce au pic du Danemark sur le lançon en mer du Nord, constate l’Eumofa dans Le marché européen du poisson publié en décembre. La flotte de l’UE – 83 323 navires pour 152 000 pêcheurs – se restreint moins vite que ces dernières années. En France, pas de quoi pavoiser. La pêche maritime, à son apogée en 1968 à 828 600 tonnes, a connu une forte chute de 2003 à 2009 en raison de stocks affaiblis et de la réduction de la flotte, arrivée à 6 970 navires pour 13 540 emplois. Les efforts portent leurs fruits et les volumes remontent timidement. La pêche continentale subit un environnement dégradé et, après un pic à 5 330 tonnes en 1995, a décliné à 1 000 tonnes environ. L’aquaculture peine à obtenir, voire à garder, des sites et produit à peine plus de la moitié de ses records en 1996 et 1997 qui étaient à 222 000 tonnes côté mer et 65 000 tonnes en pisciculture terrestre. Solène LE ROUX |
Retrouvez ici l'infographie.