Les travaux de modernisation achevés en mai, les Viviers de Cancale purifient et expédient coquillages
et crustacés dans les meilleures conditions. L’ancrage en baie du Mont Saint-Michel offre une place privilégiée à la palourde.L'autre produit phare est le bulot.
Les Viviers Localisation : lotissement le Vauhariot à Cancale Responsable d’exploitation : Chiffre d’affaires : Effectif : 9 salariés Expédition : |
Un an après l’alliance entre Mericq et Beganton, la refonte des Viviers de Cancale est complète : bâtiments bien isolés pour supporter les variations de température, réfection extérieure et ouvrant télécommandé. « Travailler du produit vivant, au plus près des zones de pêche et dans les meilleures conditions, est indispensable pour livrer une clientèle de proximité exigeante en qualité », rappelle Éric Garin, directeur administratif et financier de Beganton. Le jeu en vaut la chandelle, dans le triangle d’or Cancale, Dinard, Rennes, où les amateurs en coquillages et crustacés sont nombreux et peu avares à la dépense. Le groupe a investi 100 000 euros à cet effet et l’outil peut traiter un millier de tonnes par an, à 80 % en coquillages, le solde en crustacés. La spécificité des viviers s’est construite sur des relations privilégiées avec sept pêcheurs à pied de palourdes en baie du Mont Saint-Michel. Pêcherie gérée pour fonctionner toute l’année : « le quota individuel est de 100 kg par jour, 20 journées par mois et ils changent de zone de pêche tous les trimestres », explique Florence Delisle, responsable commerciale. Après réception, les palourdes passent immédiatement en bassin de purification : « entre 12 et 24 heures dans une grande quantité d’eau en mouvement. Le contrôle du timing est important, l’eau est analysée régulièrement et la qualité bactériologique des coquillages testée en labo », rappelle Ronan Barbier, responsable du site. Vernis, amandes, coques et praires suivent le même régime. L’autre produit phare est le bulot, « nous travaillons avec quatre pêcheurs de Cancale pour un volume d’environ 150 tonnes par an », précise Éric Garin. Incontournable, le bigorneau irlandais est un hôte permanent de l’établissement où il grimpe dans un bassin ad hoc. Enfin, les gros crustacés logent dans six viviers, d’une capacité unitaire d’une tonne : araignées malouines, tourteaux et homards roscovites. À l’échelle du groupe, d’autres investissements sont au programme. « Les nouveaux viviers de Lorient seront opérationnels en mai 2018, signale Éric Garin, des extensions à Roscoff viendront plus tard. » Texte et photos : Bruno VAUDOUR |
Retrouvez notre diaporama ci-dessous :