Anchois, thon rouge, requin, empereur mais aussi merlu ou cabillaud, ces espèces ont en commun d’avoir été ou d’être l’objet d’un plan de restauration de la ressource. Inscrites sur les listes noires des ONG, elles ont par fois été bannies ou boudées sur les cartes et les étals. Certaines espèces d’aquaculture, dont les techniques d’élevage ont été critiquées, ont subi le même sort.
Quand les stocks reviennent ou que les méthodes changent, les débouchés peuvent avoir disparu. Comment reconstruire ces filières ? La question se pose aujourd’hui.
Texte de C.ASTRUC
Photos de F.BAJANDE
NOS INVITÉS
Rudy Schambacher, "Revendre ces espèces si leurs volumes sont de retour, oui. Mais doit-on commencer en GMS ?" |
Bernard Benassy, "À force de voir l'albacore toute l'année, le consommateur a oublié la saison du thon rouge" |
Phlippe Violleau, "Reconstruire des marchés est compliqué et hasardeux. Lafin du moratoire sur l'anchois du gofle de Gascogne nous l'enseigne" |
Patrice Besnard, "Les cours du sabre, du grenadier dont les stocks, selon le Ciem, sont reconstitués, risquent de tomber en-deçà des prix de retrait" |
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François Pasteau, "Remettre d'autres espèces à la carte, oui, mais le thon rouge j'aurais du mal. La réactivité ne peut être immédiate." |
Hervé Jeantet, "L'ONG n'est pas une esoèce à bannir, mais il faut pouvoir se dire des vérités. (...) Notamment celle des scientifiques" |
Philippe Esnault, "Expliquer que nous nous approvisionnons dans la zone FAO 27 et pas ailleurs est complexe" |
Bertrand Wendling, "Valoriser en soupes des espèces oubliées nous permet de maintenir un lien commercial alors que les sardines sont rares" |
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Découvrez la table ronde :
Table ronde_Préparer le retour des espèces bannies by pdmredac